16 mai 2017

"L'amertume finit par tuer." Pierre Billon

Bag For Life

Derry Production. 2017

 

Production venue de l'Irlande du Nord. 
[Pour info, un "bag for life" est le fenre de sac en plastique solide que tu achètes aujourd'hui en caisse, sensé durer toute la vie, réutilisable quoi.]


Une femme, seule sur scène. Des écrans suspendus sur le plateau l'entourent. Elle se trouve légèrement surélevée au milieu d'un triangle blanc. On comprendra rapidement l'allusion à la perspective d'un rayon de supermarché.

Le lumières s'éteignent dans le salle. Des projections débarquent sur les écrans : des "fuck" clignotent et s'affichent partout dans différentes polices. La femme se retourne. "Fuck. Fuck... Fuck." 
C'est parti pour 75 minutes de spectacle. 

Dans quoi avais-je mis les pieds ?

https://tht.ie/shows/2017/5/BagForLife.jpg

Dans un putain de show. Une putain de performance.


Un samedi matin, aux courses, la nana avec son fils dans le caddie. Les gens qui se bousculent, les queues interminables en caisse. Pour une micro revanche en cause d'un léger énervement, elle laisse gentiement le caddie toucher l'homme qui la précède. Comme tout le monde, l'homme se retourne et sort un "pardon !", elle réagit en accusant amusément son fils et s'excuse également. Ils en rient.
Ils en rient et l'homme intéragit avec le fils dans le caddie. Ils rient jusqu'à un déclic. Pas des moindre. Elle regarde attentivement l'hômme, cheveux gominés, yeux clairs, bouche fine. Elle le reconnaît. Elle le reconnaitrait parmi 1000. 

L'homme qui a tué son frère d'une balle dans la tête il y 23 ans. Relaxé il y a 18. Elle avait 13 ans, son frère 22. Elle a suivi le procès à l'époque. Elle ne s'entendait pas super bien avec son frère, mais il restait son frère. 
Cet homme a tué de sang froid 3 personnes. Trois personnes victimes d'avoir au mauvais endroit au moment ce jour là. 3 personnes dont son frère.

Parylisie puie panique, elle prend son fils dans ses bras et rejoint sa voiture.
Pause. Respiration. Larmes aux bords des yeux. Son fils dans le rétroviseur qui ne comprend pas et pose des questions.
Elle veut le revoir; Elle tourne et retourne dans le parking. Rien. Puis là, elle le voit, pas lui, son fils, 12 ans, vidant un chariot. Elle s'arrêt, le regarde. Pensées à 1000 à l'heure.
S'il lui arrivait quelque chose, un accident est si vite arrivé, son père comprendrait la souffrance... Revanche. Accélérateur : 20 - 30 - 50 miles... freinage brusque. Coeur palpitant.
Le garçon n'a même pas réagit. Il se retourne alors lentement, écouteurs aux oreilles. Elle lui fait signe, et engage la conversation. Questions posées : l'homme a une vie bien rangée maintenant : chauffeur de bus, femme, enfant, maison -surement dans le quartier !. Si encore il avait un job qui permettait de sauver des vies... mais non, même pas. Haine, colère et tristesse monte. Elle quitte es lieux après avoir balancé à son fils que son père et un meurtrier.

Ce meurtrier vivait une vie tranquille, alors que son frère n'aurait jamais de vie. Jamais rien à dépenser dans un supermarché. Jamais de efmme, jamais d'enfant. Pas de villa non plus. Pas de boulot. Rien.

Elle rentre chez elle. Et sa vie va lentement changer. Créer un personne sur facebook pour rentrer en contact lui, et sombrer doucement dans une certaine folie menant à la souffrance des gens qui entourent cet homme, cet arracheur de frère.
Cachant tout à son mari bien sûr, les choses s'enveniment aussi dans sa propre vie : confiance perdue, poussée à voir un psy... elle reste malgré tout en contact avec l'homme. La tête et le coeur peuvent jouer des sales tours. Tourner l'esprit, changer une personne. 

Elle se rend compte qu'elle le fait moins souffrir que ceux autour de lui, y compris elle-même. Elle veut arrêter. Juste laisser tomber.
Trop tard. Un soir, alors que son mari et son fils sont endormis à l'étage, elle le voit, là, dehors. Il demande à entrer. Elle ne sait pas quoi faire. Il entre, s'installe dans la cuisine, et la provoque, explique qu'il n'est pas stupide. Aussi, elle l'a chauffé et maintenant il faut terminer ce qu'ils ont commencé. Mais sa voix s'élève. Elle est consciente d'avoir laisser entrer un tueur chez elle, avec sa famille endormie à côté. Elle se rapproche pour essayer de le calmer, ne réveiller personne. Elle le touche d'une main, lui parle, de l'autre, à taton, attrappe la première chose qui lui vient : un "bag for life".


Eplosion de force, jeu magnifique. Fiction mais qui dit pas improble. Puissance. Beauté des aactes. Frissons. Tout ça avec une nana au milieu du plateau. Des images en saccades et noir et blanc sur les écrans. Epuration totale de la scène. Simplicité, efficience.
 

Merci pour ce bijou théâtral.

20 mar. 2017

“Un raciste, quand il commande un "Black & White", demande deux verres séparés.” Roland Magdane

GET OUT

Jordan Peele
Sortie française : 3 mai 2017


Avant la séance :
Prête à découvrir Get Out, avec une once d'excitation à l'idée d'un joli coup de poing dans la gueule que je suis susceptible de recevoir. En même temps, je me coltine une légère crainte d'être déçue.

Bandes annonces et publicités débarquent dans la salle noire, légèrement bruyante entre pop corn et discussions des gens autours. "Cross fingers" pour que ça se calme devant le film. Heureusement, la salle n'est pas bondée.

 

Après la séance :
HOLLY F*CKIN' SHIT ! Bah ouais, jolie putaine de claque. Si bonne que je ne sais pas par quoi commencer.

Bon, je me lance... Côté son, très bonne bande originale à mon goût, qui colle réellement au film, appuie bien l'image, accomapgne l'histoire, encourage sans aucun doute la tension.
J'en parle rarement, mais je pense aussi que le mixage a été bien maîtrisé ici.
Sans hésitation, bravo à l'audio.

Côté image, joli grain. Plans de qualité, réflexion intense en prépa à mon avis. Tant pour le cadre, que pour les décors, les accessoires, les couleurs ou les costumes.Tous les détails comptent pour se faire leurrer et surtout, flipper. (Non, ce film ne fait pas "peur" au sens où on peut l'entendre. Ceci dit, une légère anxiété nous hante tout du long.)

Qualité du son et de l'image impeccable pour une tension donc sans relâche. Sans parler des rebondissements dans l'hisoire qui ajoutent sans cesse du piquant.


L'histoire du coup... alors faut vous dire que je ne savais rien du film avant d'y aller, sinon son affiche vue quelques mois plus tôt qui m'avait titillée, et 2-3 plans aperçus au zapping TV quelques jours avant qui avaient fini de me convaincre, notamment par une certaine violence.
Non, le film est pas tant violent. Enfin, les 3/4 du film ne le sont pas vraiment. Pour ce qui est du dernier quart, c'est sans merci.

Et donc, de quoi ça parle ? De racisme (contre les noirs), de confiance, de médecine, de (secret de) famille. Mélangez le tout, ajoutez une dose d'intelligence, de (bonnes) références cinématographiques (je dirais Hitchcock, Kubrick, Kaye sans trop d'hésitation), de bons acteurs... vous voilà prêts à entrer dans Get Out. 

Marrant non ? Entrer dans "get out" ! J'ai eu peur d'une mauvaise traduction du titre en France mais non, ils ont conservé le titre original. Par contre, faudra être patient les amis, sortie française avant le 3 mai prochain, mais en avant-première la 11 avril aux Hallucinations Collectives à Lyon pour les impatients.

"Get Out". Plusieurs lectures possibles du titre. On pourrait le hurler tout au long du film, à chaque nouvelle étape, à chaque nouvelle compréhension. Oui parce que je n'ai pas choisi le mot "intelligence" ci dessus au hasard. Le film nous dévoile lentement de nouveaux indices qui nous mettent sur une certaine voie de compréhension (bonne ou mauvaise). Quand il finit par nous dévoiler, petit à petit, ce qu'il en est, on s'enfonce lentement et bien profondément dans notre fautueil. Comment y croire ? Comment accepter ce qui se passe ? On est carrément passif, outré, surpris, et on n'attend qu'une chose : voir le tableau dans son ensemble et espérer que le tout ne se termine pas trop mal (enfin, ça dépend pour qui).

Je terminerai en applaudissant un fabuleux jeu de la part des acteurs. Tous les personnages, dans leurs caractéristiques les plus profondes, dans des détails les plus insignifiants, réalisent une réelle performance. Rôles pas évidents, pour sûr ; et mal interpétrés, le film aurait pu courir facilement au désastre.


Bon, je m'arrête là. Il est temps, non ? J'espère que je vous aurais donné l'envie de débourser cette poignée d'euros pour assister, dans une salle bien noire, au son de qualité, devant un écran gigantesque, à un coup de maître.

http://static.rogerebert.com/uploads/review/primary_image/reviews/get-out-2017/hero_GetOut.png

4 mar. 2017

"Dans tout exode il y a de la panique, de la douleur. Il y'a le feu…et aussi, la poursuite…" Marvel

Logan

James Mangold


Payer sa putain de séance 8 balles est un investissement à risque. Après avoir raquer pour voir "Rings" dont je n'ai pas un seul point positif à citer, même pas un mot, je ne pensais pas retenter le diable. Logan n'était pas le genre de film que j'allais risquer. Mais, il y "mais". Une petite discussion actu cinématographique et de bons échos, me voilà, la main tremblante, achetant ma place pour une nouvelle adaptation de Marvel au cinoche.

Logan, surement mon perso préféré des X-Men. Je ne savais pas du tout ce que j'allais voir. J'imaginais un X-Men en solitaire. Vous savez quoi ? Pas du tout. 
Enfin, presque pas du tout. Les poursuites, les combats, des mutants sont là ! Manquait plus que ça... J'ai même rapidement eu peur qu'il n'y ait QUE ça. Puis non. Nous voilà finalement embarqués dans un road movie avec Jackman en super héro.

Jackman... toujours aussi bon, il faut le reconnaître. Je crois qu'après sa mort, plus personne ne pourra oser proposer un autre Volverine ou X-Men. Sérieux, personne n'a sa carrure, sa gueule, ou son jeu.

Côté synopsis, y a du mieux à faire, ou pas. Je suis pas vraiment tranchée à ce sujet. Perplexe sur mon appréciation du : j'ai aimé (ou pas aimé) ne pas avoir toutes les explications que j'aurais aittendu. Pour ne pas trop spoiler (pas plus que le trailer) : un gamine entre en jeu, on sait où elle a grandi, on ne sait pas vraiment comment ou pourquoi elle y a été. Je vous rassure, on en sait assez pour apprécier le film. Je dis juste que ça peut être frustrant de manquer d'infos.

Côté image, certains cadres peuvent être non idéal pour moi, mais dans l'ensemble, c'était plutôt bien. Bon mix entre plans d'ensemble, plans rapprochés. Des cadres, bien que déjà vus, sortant de l'ordinaire par moment. Le rythme du montage plutôt bon (quelques passages non idéal aussi mais ça va). Côté effet, make-up et compagnie : c'était plutôt bon ! Merci aux scènes trashs, présentes à une juste mesure qui fait qu'on ne s'en lasse pas !

Conclusion : à voir si vous avez l'occasion, pour un chouette moment (à mon goût). (=

16 fév. 2017

“Le suicide n'est pas un acte. On est saisi par le suicide comme par un vertige, on subit le suicide.” Jean-Guy Rens

BLINKERED

Sole Purpose Productions (Derry Londonderry, Northern Ireland)

 

Je me rends compte que je n'avais pas de catégorie "Théâtre". Cet article ira dans la case "Sur scène". Finalement, ce n'est pas si faux. 


Après que tout le monde ce soit installé aux premiers rangs, j'ai pris place un peu en hauteur. Là, écoutant le message de sécurité d'avante le spectacle, on peut déjà voir le plateau : intérieur de maison divisé en deux : une chambre avec une porte à jardin, un salon à cour, un couloir entre les deux (donnant sur la porte de la chambre).

Une femme, productrice du spectacle, explique queça va durer une heure, puis entracte de 10 minutes (nécessaires) puis un workshop.

Là, j'espère juste avoir assez d'anglais pour tout piger...


NOIR

Je savais que ce serait triste. Je m'imaginais pas être touchée à ce point.
Après un bref aperçu des 4 membres d'une famille, heureuse famille malgré les parents qui bossent beaucoup et la mère (infirmière) en décalée. La soeur bosse aussi ; le frère a un petit job et rêve d'être musicien, toujours accompagné de sa guitare. Il se fait tanner par sa grande soeur à ce sujet, alors que son père s'inquiète que son fils n'ait pas un vrai emploi.
Du classique quoi.

Enfin, en apparence. Dès qu'il se retrouve seul, Ryan tombe son masque. Il se sent seul, voit noir partout, n'arrive pas à rester en couple, picole avec des potes dont il ne se sent pas si proche. Dur. Quand on vit dans cette obscurité, qu'on n'en parle pas, qu'on s'enfonce petit à petit dans ces émotions sombres de mal être, on ne voit plus lebout du tunnel, on ne voit plus d'issue. 
On se questionne : il paraît que les enfants absorbent les non-dits des parents. Son grand-pèrepaternel a connu a guerre et n'en a jamais parlé, il est décédé il y a trois ans. La soeur de sa mère s'est tuée en voiture alors qu'il était bébé, aucune discussion dans la famille a ce sujet non plus.

Le manque de communication n'aide pas à ouvrir l'échange sur son mal être. Lorsqu'on garde trop longtemps la tête sous l'eau, on se noit.

"Sound of silence" et quelques autres signes inhabituels d'affection un jour. Le soir, Ryan se suicide.

Le public se sent tellement impuissant. On le sent venir uniquement parce qu'on le voit seul parofis. On a envie de la crier à la famille : non, il ne va pas bien  Il peut dire que tout va, tout ne va pas. Mais non, c'est trop tard.

Vient ensuite le plus dur : l'après suicide. avec les questions, les reflexions, la tristesse. Les différentes façon de gérer la perte d'un être cher, si jeune, si inattendue. C'est le pire. La culpabilité, l'incompréhension, et perdre toute envie de vivre ; comment vivre après une perte si grande et dénuée de sens.

ENTRACTE

Après plusieurs larmes, des reniflements dans la salle, et de nombreux applaudissement, la salle se vide lentement pour une courte pause. 
De retour 10 minutes plus tard, une personne travaillant auprès de personne aux tendances suicidaires est présentée, les acteurs sont de retour sur scène, et voici le temps d'échanges : qu'est ce qui pourrait être changé dans le scénario pour empêcher le drame ? A chaque proposition faîte par le public, les comédiens prennent place et modifient le script. Ensuite, la psy (appelons là ainsi) donne son avis, témoignage.

C'était très bien. Bon moment. Bonne sensibilisation. 
Je ne connais pas les pourcentages en France, mais c'est apparemment plutôt commun en Irlande. Le thème du suicide et la sensi qui suit est pour sûr valable ici (République d'Irlande et Irlande du Nord).
 

5 fév. 2017

“Equilibre d'un amour : jolie mayonnaise schizophrène.” Nicolas Rey

Split

M. Night Shyamalan

 

Wouaw.
Oui, wouaw. Quoi ? Ca vous suffit pas ? D'accord, je poursuis.


Alors déjà, déjà : le trailer.

Ouais, d'accord, c'est vrai, il vous raconte tout.
Tout ? Peut-être pas, non.

 

Vous savez maintenant qu'il s'agit d'un kidnapping de trois adolescentes par un mec schyzoprhène (23 personnalités, ce n'est pas rien). Vous savez aussi que vous allez être dégouté quand vous allez voir la scène avec les jambes de la femme dans l'espace de la porte : vous savez déjà que ce n'est pas une femme. (J'ai été dégoutée de m'y attendre aussi.)


Par contre. Par contre... vous ne savez pas à quel point vous allez prendre votre pied. Vous ne savez pas à quel point ce trailer ne montre qu'une once de ce qui vous attend.
On retrouvera dans ce scénario quelques coups classiques pour les adeptes du genre, mais aussi de belles surprises. Car rien n'est réellement prédictible. En tous cas, on ne peut pas s'attendre à tout, tout de suite. Et le temps qu'on puisse penser à ce que quelque chose puisse arriver... l'action est déjà là.
De ce point de vue, c'est bon !


Ensuite côté cadrage, je dis juste chapeau. Quand les premiers gros plans sur la gueule des acteurs ont fait leur apparition à l'écran, je me suis dis que ça sentait pas bon pour mon jugement final. Finalement, j'ai trouvé ces choix judicieux, et tempérés. La maîtrise de l'image est belle. Les plans sont justement posés et le montage est assez intelligent pour ne pas déranger et même plus : on se laisse transporter sans rechigner.
Les couleurs sont belles, la lumière aussi, avec des jeux de tons (et de cadre) fleurtant avec le film d'horreur. Clins d'oeils à d'autres films de genre dans plusieurs scènes, notamment vers la fin du film ; je suis prête à échanger là dessus, vous me direz ce que vous en pensez. (J'attends sa sortie en France fin février pour qu'on en discute !)


Enfin, un jeu d'acteur impeccable. Quoi, jouer plusieurs personnages dans un même rôle, jouer avec ces personnalités, tout en étant crédible ? James McAvoy l'a fait ! 
Non, il ne joue pas toutes les personnalités dont on entend parler dans le film. On en voit certaines que brièvement, d'autres pas du tout, 5 sont réellement interprétées et maîtrisées avec succès. Autant on peut les reconnaître comme on différencierait deux personnes, autant les quelques passages en direct de l'un à l'autre sont bluffantes.
Bien sûr, un mot rapide sur les autres acteurs : l'adolescente renfermée et la psychologue sont bons. Leurs histoires est bien intégrée au reste du film. Les révélations sont modérées et parsemées tout au long et ajoute à la compréhension générale du scénario et du jeu. Les deux autres ado sont pas mauvaises ; elles n'ont rien d'exceptionnel ou de réellement remarquable d'après moi. On croirait que leur personnage ne sert à rien, puis on comprend le choix de leur intégration dans le film ; je ne spoile pas, la raison est clairement énoncée par le personnage principal.


Note brève sur les autres aspects du film : bravo pour les costumes, pour les décors et accessoires. Tout semble maîtrisé ici aussi pour coller à la caractérisation des personnages et à la cohérence générale du film.
Ah, et le film est quasiment tourné en huit clos. Bien sûr, tout comme vous savez maintenant quel genre de film m'attire, vous savez que j'ai une curiosité pour ces films en huit clos qui me permettent d'aiguiser mes avis critiques ! 

 

Comment terminer autrement qu'en disant : pour moi, Shyamalan signe ici une oeuvre de maître. Merci pour cet univers, pour cette pause dans le temps, pour cette qualité de direction.

- page 1 de 20