16 fév. 2017

“Le suicide n'est pas un acte. On est saisi par le suicide comme par un vertige, on subit le suicide.” Jean-Guy Rens

BLINKERED

Sole Purpose Productions (Derry Londonderry, Northern Ireland)

 

Je me rends compte que je n'avais pas de catégorie "Théâtre". Cet article ira dans la case "Sur scène". Finalement, ce n'est pas si faux. 


Après que tout le monde ce soit installé aux premiers rangs, j'ai pris place un peu en hauteur. Là, écoutant le message de sécurité d'avante le spectacle, on peut déjà voir le plateau : intérieur de maison divisé en deux : une chambre avec une porte à jardin, un salon à cour, un couloir entre les deux (donnant sur la porte de la chambre).

Une femme, productrice du spectacle, explique queça va durer une heure, puis entracte de 10 minutes (nécessaires) puis un workshop.

Là, j'espère juste avoir assez d'anglais pour tout piger...


NOIR

Je savais que ce serait triste. Je m'imaginais pas être touchée à ce point.
Après un bref aperçu des 4 membres d'une famille, heureuse famille malgré les parents qui bossent beaucoup et la mère (infirmière) en décalée. La soeur bosse aussi ; le frère a un petit job et rêve d'être musicien, toujours accompagné de sa guitare. Il se fait tanner par sa grande soeur à ce sujet, alors que son père s'inquiète que son fils n'ait pas un vrai emploi.
Du classique quoi.

Enfin, en apparence. Dès qu'il se retrouve seul, Ryan tombe son masque. Il se sent seul, voit noir partout, n'arrive pas à rester en couple, picole avec des potes dont il ne se sent pas si proche. Dur. Quand on vit dans cette obscurité, qu'on n'en parle pas, qu'on s'enfonce petit à petit dans ces émotions sombres de mal être, on ne voit plus lebout du tunnel, on ne voit plus d'issue. 
On se questionne : il paraît que les enfants absorbent les non-dits des parents. Son grand-pèrepaternel a connu a guerre et n'en a jamais parlé, il est décédé il y a trois ans. La soeur de sa mère s'est tuée en voiture alors qu'il était bébé, aucune discussion dans la famille a ce sujet non plus.

Le manque de communication n'aide pas à ouvrir l'échange sur son mal être. Lorsqu'on garde trop longtemps la tête sous l'eau, on se noit.

"Sound of silence" et quelques autres signes inhabituels d'affection un jour. Le soir, Ryan se suicide.

Le public se sent tellement impuissant. On le sent venir uniquement parce qu'on le voit seul parofis. On a envie de la crier à la famille : non, il ne va pas bien  Il peut dire que tout va, tout ne va pas. Mais non, c'est trop tard.

Vient ensuite le plus dur : l'après suicide. avec les questions, les reflexions, la tristesse. Les différentes façon de gérer la perte d'un être cher, si jeune, si inattendue. C'est le pire. La culpabilité, l'incompréhension, et perdre toute envie de vivre ; comment vivre après une perte si grande et dénuée de sens.

ENTRACTE

Après plusieurs larmes, des reniflements dans la salle, et de nombreux applaudissement, la salle se vide lentement pour une courte pause. 
De retour 10 minutes plus tard, une personne travaillant auprès de personne aux tendances suicidaires est présentée, les acteurs sont de retour sur scène, et voici le temps d'échanges : qu'est ce qui pourrait être changé dans le scénario pour empêcher le drame ? A chaque proposition faîte par le public, les comédiens prennent place et modifient le script. Ensuite, la psy (appelons là ainsi) donne son avis, témoignage.

C'était très bien. Bon moment. Bonne sensibilisation. 
Je ne connais pas les pourcentages en France, mais c'est apparemment plutôt commun en Irlande. Le thème du suicide et la sensi qui suit est pour sûr valable ici (République d'Irlande et Irlande du Nord).
 

5 fév. 2017

“Equilibre d'un amour : jolie mayonnaise schizophrène.” Nicolas Rey

Split

M. Night Shyamalan

 

Wouaw.
Oui, wouaw. Quoi ? Ca vous suffit pas ? D'accord, je poursuis.


Alors déjà, déjà : le trailer.

Ouais, d'accord, c'est vrai, il vous raconte tout.
Tout ? Peut-être pas, non.

 

Vous savez maintenant qu'il s'agit d'un kidnapping de trois adolescentes par un mec schyzoprhène (23 personnalités, ce n'est pas rien). Vous savez aussi que vous allez être dégouté quand vous allez voir la scène avec les jambes de la femme dans l'espace de la porte : vous savez déjà que ce n'est pas une femme. (J'ai été dégoutée de m'y attendre aussi.)


Par contre. Par contre... vous ne savez pas à quel point vous allez prendre votre pied. Vous ne savez pas à quel point ce trailer ne montre qu'une once de ce qui vous attend.
On retrouvera dans ce scénario quelques coups classiques pour les adeptes du genre, mais aussi de belles surprises. Car rien n'est réellement prédictible. En tous cas, on ne peut pas s'attendre à tout, tout de suite. Et le temps qu'on puisse penser à ce que quelque chose puisse arriver... l'action est déjà là.
De ce point de vue, c'est bon !


Ensuite côté cadrage, je dis juste chapeau. Quand les premiers gros plans sur la gueule des acteurs ont fait leur apparition à l'écran, je me suis dis que ça sentait pas bon pour mon jugement final. Finalement, j'ai trouvé ces choix judicieux, et tempérés. La maîtrise de l'image est belle. Les plans sont justement posés et le montage est assez intelligent pour ne pas déranger et même plus : on se laisse transporter sans rechigner.
Les couleurs sont belles, la lumière aussi, avec des jeux de tons (et de cadre) fleurtant avec le film d'horreur. Clins d'oeils à d'autres films de genre dans plusieurs scènes, notamment vers la fin du film ; je suis prête à échanger là dessus, vous me direz ce que vous en pensez. (J'attends sa sortie en France fin février pour qu'on en discute !)


Enfin, un jeu d'acteur impeccable. Quoi, jouer plusieurs personnages dans un même rôle, jouer avec ces personnalités, tout en étant crédible ? James McAvoy l'a fait ! 
Non, il ne joue pas toutes les personnalités dont on entend parler dans le film. On en voit certaines que brièvement, d'autres pas du tout, 5 sont réellement interprétées et maîtrisées avec succès. Autant on peut les reconnaître comme on différencierait deux personnes, autant les quelques passages en direct de l'un à l'autre sont bluffantes.
Bien sûr, un mot rapide sur les autres acteurs : l'adolescente renfermée et la psychologue sont bons. Leurs histoires est bien intégrée au reste du film. Les révélations sont modérées et parsemées tout au long et ajoute à la compréhension générale du scénario et du jeu. Les deux autres ado sont pas mauvaises ; elles n'ont rien d'exceptionnel ou de réellement remarquable d'après moi. On croirait que leur personnage ne sert à rien, puis on comprend le choix de leur intégration dans le film ; je ne spoile pas, la raison est clairement énoncée par le personnage principal.


Note brève sur les autres aspects du film : bravo pour les costumes, pour les décors et accessoires. Tout semble maîtrisé ici aussi pour coller à la caractérisation des personnages et à la cohérence générale du film.
Ah, et le film est quasiment tourné en huit clos. Bien sûr, tout comme vous savez maintenant quel genre de film m'attire, vous savez que j'ai une curiosité pour ces films en huit clos qui me permettent d'aiguiser mes avis critiques ! 

 

Comment terminer autrement qu'en disant : pour moi, Shyamalan signe ici une oeuvre de maître. Merci pour cet univers, pour cette pause dans le temps, pour cette qualité de direction.

4 fév. 2017

“L'amitié disparaît où l'égalité cesse.” Abbé Aubert

Trainspotting 2

Danny Boyle

 

Choose life. Choose a job. Choose a career. Choose a family. Choose a fucking big television. Choose washing machines, cars, compact disc players, and electrical tin can openers. Choose good health, low cholesterol and dental insurance. Choose fixed-interest mortgage repayments. Choose a starter home. Choose your friends. Choose leisure wear and matching luggage. Choose a three piece suite on hire purchase in a range of fucking fabrics. Choose DIY and wondering who the fuck you are on a Sunday morning. Choose sitting on that couch watching mind-numbing spirit-crushing game shows, stuffing fucking junk food into your mouth. Choose rotting away at the end of it all, pishing your last in a miserable home, nothing more than an embarrassment to the selfish, fucked-up brats you have spawned to replace yourself. Choose your future. Choose life . . . But why would I want to do a thing like that ? I chose not to choose life: I chose something else. And the reasons ? There are no reasons. Who needs reasons when you’ve got ... ?

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Pour ceux qui n'ont pas réussi à achever le premier, ils n'ont rien à voir côté genre : on ne retrouve pas toute la violence qui nous collait à la peau jusqu'après le générique. Ce deuxième film est soft pour cet aspect. 
Bien que je n'ai pas eu l'occasion de revoir le 1 (j'aurais bien aimé), je me suis retrouvée au cinoche pour le second volet de Trainspotting il y a une semaine.

Par contre, les acteurs sont les mêmes, l'histoire continue : le retour du 'traître' en Ecosse, qui rend les parts volées à deux de ses (ex) potes. Bien sûr ça tourne au vinaigre. Bien sur des petits riens s'enlisent et créent des répercussions énormes. Bien sûr ça traite de drogues (un peu), de cul (un peu), de nostalgie, de trahison et d'amitié.

Une nouvelles versions du Choose Life dans ce film, on trouve un extrait dans le trailer :
"Choose life. Choose Facebook, Twitter, Instagram and hope that someone, somewhere cares. Choose watching history repeat itself. Choose your future. Choose reality TV, clut shaming, revenge porn. Choose a zero hour contract, a two hour journey to work, and choose the same for your kids, only worse, and smother the pain with en unknown dose of an unknown drug made in somebody's kitchen, and then... take a deep breath. You're an addict, so be addicted, juste be addicted to something else. Choose the ones you love, choose your future, choose life."
Ce Choose Life est différent, parce qu'en 20 ans, les tentatives de chacun pour avoir une vie 'normale', une famille et des gosses, perdre son addiction ou encore tenter de sortir de prison, tout ça à modifier les décisions et utopies des jeunes qu'on avait connu dans le 1er.

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Finalement ce film, c'est un peu le miroir de notre vie. Des conneries et choix réalisés à l'adolescence, on vit les résultats 20 ans plus tard ; premier bilan étape de notre vie. Il nous montre aussi qu'il n'est jamais trop tard pour essayer de se rattraper, qu'il n'est jamais trop tard pour changer (si on le souhaite), jamais trop tard pour perpétuer des erreurs non plus, surtout jamais trop tard pour faire ce qu'on veut et/ou vaut.
 

Enfin BREF ! 

Oui, j'ai bien aimé le film. J'ai passé un chouette moment. Les acteurs sont toujours aussi bon, les personnages autant tripant, l'image et le son aussi captivants !
Malgré une appréhension des seconds volets pouvant être l'objet de flash back, surtout 20 ans plus tard, je n'ai pas été déçue sur ce point là non plus. Certes, les personnages parlent ou écrivent sur leur passé. Certes on a droit à quelques images d'archives. La maîtrise de ces apparitions n'est pas mauvaise à mon goût. Les piqures de rappel de certains passages du premier, faisant partie intégrante du second, sont très joliement placés aussi.


J'ai apprécié de nombreux film de Danny Boyle, pour bien différentes raisons. Il signe ce second volet avec délicatesse, justesse et rigueur. Merci !

5 janv. 2017

"Une place pour les rêves / Mais les rêves à leur place." Robert Desnos

The Big Friendly Giant - The BFG

Steven Spielberg


En français, "le BGG - le bon gros géant". Steven Spielberg dévoile un roman de Roald Dahl en image, pour notre plus grand plaisir, comme vous pouvez vous en douter.
Univers sublimes, mêlant géants et humains, mêlant douceurs et craintes. Il ne faut pas se fier aux apparences, il faut apprendre à être brave, à se surpasser.

Spielberg garde son univers de fiction avec ce film pour grands enfants et jeunes adultes (jeunes dans leur tête !). 
Qui croit à ces histoires de géants ? C'est une belle question. Sophie, jeune orpheline, sait qu'il ne faut pas être trop curieuse, sait que ce n'est pas parce qu'il y a du bruit à l'extérieur, qu'il faut se laisser surprendre à s'approcher de sa fenêtre, ouvrir les rideaux, et observer. Bah oui, parce que si quelqu'un la voit, qui sait ce qu'il pourrait faire ?
Et... si c'était un géant ?!

Chanceuse, même si c'est difficile à croire au départ, le géant l'ayant découvert est végétarien ! Pas ses collègues, dont il est tête de turc, du pays des géants. 
L'aventure fait tranquillement son bonhomme de chemin, on apprend à découvrir Sophie, on les voit évoluer, on en apprend petit à petit davantage sur le géant. Entrée en matière douce, qui n'en est pas moins belle.

Côté magie, illusions, émotions douces... le géant est chasseur de rêves. Tu trouves ça mal, hein ? C'est pas cool de chasser les rêves ! Ouais sauf qu'il ne les vole pas aux personnes, il part les cueillir dans un monde parallèle de l'autre côté d'un lac, sur un arbre ..à rêves. Avec bien sûr, au milieu, un cauchemar qui naît de temps en temps. Il faut être prudent avec eux !
Après les avoir attrapé, il est possible d'en mélanger certains et créer des rêves particuliers. C'est trop cool :-) Mais qu'en faire ?! Simplement, le géant va en ville, et lorsque l'on s'est endormi, il nous souffle nos rêves.

Ouais, j'ai kiffé cette parti. Ce côté appartenait plus à Roald Dahl qu'à Spielberg je suppose, mais le rendu était bon.
Spielberg reste un bon. Plans intelligents à mon goût, fluidité des mouvements, bel enchainement des plans. Les images sont remplies d'informations, de détails, rien de saturés non plus. C'est comme une complète simplicité !
La post-production a super bien fait son boulot aussi faut dire... Et que le géant a une super tête. J'ai kiffé ce mélange de tendresse, à la limite de la faiblesse, plein de sentiments, de douceur, de curiosité, de patience. La vie a fait son travail sur cet homme à la taille démesurée, aussi démesuré que sa belle personnalité.

Suis allée voir ce film avec Luca, le petit dont je m'occupe ici. 5 ans, et il a adoré aussi. Beaucoup de chose pour lui, on a certainement eu deux lectures différentes, mais on a tous les deux passés un agréable moment. D'autant plus que la salle étaient quasi vide (4 enfants avec un adulte chacun). 

Bien sûr, film vu en VO ici, et sans regret. Les accents accompagnent les personnalités ! Ok, j'ai pas compris tous les dires du géant (écossais pour sûr !) mais ca lui donnait du charme. Je comprends pas ce fort accent, mais j'aime bien l'entendre. Aussi, j'espère que la version française n'a pas trop perdu de ces caractéristiques propres aux personnages...

Le film est sorti en juillet 2016 en France. Je ne le vois que maintenant, oui... mieux vaut tard que jamais ! Bien que oui, j'aurais pu m'en passer. Mais oui, j'ai bien apprécié aussi !

17 oct. 2016

“Pour faire un film, premièrement, une bonne histoire, deuxièmement, une bonne histoire, troisièmement, une bonne histoire.” Henri-Georges Clouzot

The Girl On The Train

Tate Taylor


Un film génial. Ca fait longtemps que j'avais pas vu un film comme ça. L'histoire est juste superbe, bien ficelée, plein de rebondissements -si on peut ça comme ça- sachant que ce n'est pas un film d'action. C'est un film durant lequel on suit la vie de trois personnes...

L'histoire est super, adaptée d'un roman qui sera pour sûr mon prochain livre de chevet. Après, l'histoire fait pas tout non plus. Le montage y est pour beaucoup. On a au début un bref aperçu de trois nanas. On en suit une, puis une autre, puis une troisième. Et après, petit à petit on comprend les liens entre les trois. Bien, sûr, début faisant penser aux montages de la grande trilogie de Gonzales Ignaritu (Amours Chiennes, 21 grammes, Babel), et de ceux qui ont repris cette logique ensuite. Ce n'est pas réllement le cas ici puisque par la suite, on tombe sur un montage fait de va-et-vient entre passé et présent : il y a 6 mois + aujourd'hui, il y a 3 mois + aujourd'hui, il y a 1 mois + aujourd'hui, Vendredi. 
Tout tourne autour d'une disparition, qui se trouve être une meurtre. Tout s'enchaine jusqu'à la fin. On soupçonne l'un, puis l'autre, puis un troisième, puis peut-être que c'était le premier le coupable... Petit à petit on cerne les personnes, on comprend les buts, les attentes, les angoisses de chacunes. Enchainement de perspectives et de pensées, mélange de manipulations et de perversité malsaine ou bien pensante. Très bon.

Côté son, Danny Elfmann. Connu bien sûr, merci Tim Burton ! Les musiques sont biens. Après, comme souvent, je regrette trop de sons, ou trop fort par moments. On en perd l'impact du cadrage, l'impact de l'histoire. Personnellement j'en suis déconnectée du film, retour à la réalité. Avant de me faire la réflexion que c'est le son, et de perdre quelques secondes à me refocalisée sur l'image. Mais c'est pas si pire !

Côté acteur, tous sont très bons à mon goût. Bonne direction, bon jeu. Avec une Emily Blunt juste géniale. C'est un p*tain de rôle. Une alcoolique qui a des black out, qui se souvient de quelques trucs parce qu'on lui a dit que. Impeccablement incarné à mon goût. Bravo. 
La question c'est : est ce qu'elle a tué ou pas la nénette qui a disparu ? Et plein d'évènements et actions mènent à cette conclusion : parce qu'elle boit, qu'elle oublie, qu'elle s'est réveillée couverte de sang, qu'elle a un passé violent. Voilà, tout l'accuse, même ce qu'on voit d'elle, ses actions, ses réflexions ; mais rien de probant donc pas de problème jusqu'à preuve du contraire. 

Tout tourne autour de la psychologie des personnes. Ils ont la place qu'il faut, la présence qu'il faut. Il n'y a pas de trop ou de pas assez. Aucune fioriture. Film lent, plutôt, avec plein de choses à l'intérieur. On est pas dans un film avec des dialogues à con qui gachent tout. Loin de là. Une voix off présente. On pourrait être sceptique mais non, elle a sa place, elle prend sens. J'aime peu le genre avec les voix off qui racontent l'histoire alors que non, on peut la voir et la comprendre autrement qu'avec des mots, on est là pour ça, sinon on ouvrirait un livre, pas la peine de nous la raconter.

Et c'est bon putain ! C'est un film énorme. J'ai hâte de lire le livre à vrai dire, et voir comment il a pu être transcrit à l'image. C'est intéressant de voir les choix scénaristiques, les coupes, transformations et adaptations à l'écran d'un roman. Peut-être j'en serai déçue du film, je ne crois pas, je verrai. 
En attendant, merci Tate Taylor ! Ok, côté cadre c'est pas toujours mon kiff : images pas toujours stables. Parfois elles prennent sens, d'autres fois pas à mon avis. Outre ces quelques cadrages, le reste est assez bien. Rien ne m'a choquée, donc je pense que c'était bien. Sinon c'est que j'étais trop absorbée par l'histoire pour voir des défauts de cadres. Franchement je pense pas, la prise de vue m'a semblée simple, pas forcément sophistiquée, mais ça marche. C'est ce qu'il faut.


Je recommande ce film sans aucune hésitation ! Je pourrai prédire qui serait plus ou moins capable de ne pas aimer (parce que le rythme, parce que le montage, parce que fond polcier) mais si vous aimez les thriller, si vous aimez être intrigué par la psychologie des personnages, si vous aimez les films où tu sens pas la fin venir -ou en tous cas pas celle qui fini par arriver-, foncez.

Franchement oui, tu mets du temps avant d'avoir des doutes sur ce qu'il peut se passer ; parfois tu te sens leurrer, tu penses des trucs et puis non... C'est clairement un film que j'ai aimé pour toutes ces raisons. Il est totalement crédible d'après moi. Je trouve qu'il représente assez bien la réalité. Hormis le meurtre -je serai mal placée pour en parler, je côtoie peu de victime et j'espère pas en cotoyer-. Belle représentation des problématiques autour des relations humaines et des réactions bizarre qu'on peut avoir. Justifiées, en même temps perverses, étranges, que l'Homme peut avoir.


Sortie dans 10 jours en France, ça vous laisse le temps de prévoir votre séance !

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