«C’est intéressant de rappeler aux gens à quel point la nature est belle et violente.» Danny Boyle

Danny Boyle


Je viens de voir Une Vie Moins Ordinaire. Quand arrive le générique de fin, je lis Danny Boyle à la réalisation. C'est alors que je me rends compte que tous les films que j'ai pu voir de lui, je les ai aimés.

L'histoire a commencé avec Trainspotting. Vous savez, c'est le film qu'on regarde tous quand on est pré ado et qu'on tire sur notre premier joint, à se questionner sur la drogue, ses méfaits et ce qu'elle engendre. C'est quoi la coc' ? le diminutif du coca peut être... le LSD ? L'accronyme de cette musique de Lenon. Le speed ça a l'air marrant. Les champignons ? Ouais, c'est bon dans les omelettes aux pommes de terre ! Etc.
On regarde alors des films tels que Las Vegas Parano (Terry Gilliam), dont on pige que dalle, mais qu'on aime quand même, aussi parce qu'il y a Johnny Depp dedans et que c'est bon (fou) ; ou Requiem for a Dream (Darren Aronofsky), vous savez, quand à la fin, on psychote sur toutes les mamies qu'on croise... Mais aussi Transpotting. Je vous en offre d'ailleurs la citation de départ, mythique, limite emblématique : « Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvre-boîtes électroniques, choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle, choisir les prêts à taux fixe, choisir son petit pavillon, choisir ses amis, choisir son survet' et le sac qui va avec, choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissu de merde, choisir de bricoler le dimanche matin en s'interrogeant sur le sens de sa vie, choisir de s'affaler sur ce putain de canapé, et se lobotomiser aux jeux télé en se bourrant de MacDo, choisir de pourrir à l'hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu'on fait honte aux enfants niqués de la tête qu'on a pondu pour qu'ils prennent le relais, choisir son avenir, choisir la vie.
Pourquoi je ferais une chose pareille ? J'ai choisi de ne pas choisir la vie. J'ai choisi autre chose. Les raisons ? Y'a pas de raison. On n'a pas besoin de raisons quand on a l'héroïne.
»

Dans un autre moment de notre vie, on est attiré vers des films du type gore, des films de morts vivants, de vampires... Entre autre Ghost Of Mars (John Carpenter). Mais on découvre aussi 28 Jours Plus Tard auquel succède d'ailleurs 28 Semaines Plus Tard (Juan Carlos Fresnadillo). Et là, on s'éclate devant des scènes fulgurantes, sanglantes, bien faites, et bizarrement plaisantes. Bien sûr, on poussera plus loin cette attirance pour le cinéma d'épouvante... Par exemple quand quelques années plus tard, on habitera à Lyon et on ira aux Nuits de L'Epouvante à l'Institut Lumière (28 jours plus tard est d'ailleurs paru à la Nuit de L'Epouvante passée en avril dernier si je ne me trompe pas), ou à l'Etrange Festival au Comoedia ; tout ça organisé en parti par ZoneBis.
Le cinéma "Bis" : "Le terme "cinéma bis" est une expression au sens assez flou, recouvrant l'ensemble des films de série B et Z (voir ces définitions). Le cinéma bis désigne des films de genres (action, aventure, horreur...), conçus pour reprendre des recettes déjà éprouvées, mais avec des moyens généralement réduits. Le cinéma bis, dans la définition de certains, inclut tous les films "autres", en-dehors du cinéma dominant à gros budget comme de la production artistique de prestige. La définition recouvre généralement divers aspects du cinéma populaire : film d'horreur, film d'aventure à petit budget, etc. La grande époque du cinéma bis est considérée comme coïncidant avec l'apogée des salles de quartier. 
Le "bis" est généralement utilisé pour désigner un cinéma populaire révolu et à redécouvrir, apprécié des nostalgiques car représentatif d'une certaine "innocence" du cinéma. Le terme n'est pas forcément péjoratif : Mario Bava est considéré comme un maître du cinéma bis. Cependant, le flou qui entoure la définition conduit parfois à quelques (vaines) controverses, beaucoup estimant que "bis" est synonyme de nanar démodé et renâclant à y ranger tel ou tel film. A noter que la réévaluation du cinéma bis, induite par la nostalgie (rééditions bienvenues de films oubliés, etc.), conduit parfois à l'inverse à un certain snobisme ("Moi, je n'aime pas le cinéma classique, je ne regarde que du bis")." (Cf. nanardland.com)

- Bien sûr, ceci était un aparté - 

En 2008, alors que le cinéma nous plait toujours, et même plus ; qu'on s'y attache et qu'on se plait à passer ce temps extrême enfermé dans des salles obscures, on apprend qu'un film du nom Slumdog Millionaire fait du bruit, et du bon. Par curiosité on s'en va découvrir la bande-annonce. M'ouais, ca à l'air bien sympa. On se jette donc dans les bras du septième art, et admirons cette nouveauté de Danny Boyle. Le résultat fut positif. Un film entrainant, surprenant, touchant, irritant aussi. Un film dont on se souviendra ! Et puis, c'est pas tous les jours qu'un heureux (ou mal heureux) remporte le million de l'émission de Jean Pierre Foucault.
Bien sûr, on l'a su, ce film a rencontré un public pas toujours appréciateur. Autant il fut primé, autant l'Inde n'a que peu aimé. Pourquoi ? Apparemment inspiré de films Boolywoodien (cf. wikipédia), l'Inde est quand même totalement déppréciée dans ce long métrage ; ceci dès les premières scènes qui entament l'explication du pourquoi et du comment un gamin issu de la misère participe à une émission TV renommée et gagne.
A savoir que ce film est issu d'un bouquin dont je n'ai pas connaissance, je n'ai pas pu être déçue d'une plausible mauvaise adaptation. 
De plus, c'est aussi le nom de "Danny Boyle" qui m'a poussée à aller voir ce film. Une curiosité, après les deux précédant que je connaissais. Même si c'est un genre totalement différent, j'ai été pleinement satisfaite.

Enfin, lors de déboire webestre et de soif de cinéma, je me rend sur un forum bien sympa qui traite notamment de films et nous propose des listes innombrables : bons ou mauvais est libre de goût. Des listes, mais pas toujours de critiques. Ca tombe bien, je les aime pas ! Et c'est ainsi qu'aux gueules des affiches et aux titres donnés aux long métrages, je me mets à en récupérer quelques uns. De temps en temps, par mauvais temps ou manque de motivation pour me joindre au monde extérieur à mon appartement, je me plonge dans des films inconnus. Ce soir, je me suis laisser voltiger et fracasser le crâne à coup de pelles provenant d'anges d'Une Vie Moins Ordinaire. Incompréhensible ? Qu'est ce qui est logique dans ce film ? Mis à part que Cupidon ait changé d'arme, et que l'amour prend des tournants qui déplaisent assez Gabriel... Que dire ? Ce film est illusoire, au romantisme vulgairement frappant. 
Et je dirai même pour conclure, qu'une balle dans le coeur ne me dérangerait pas plus qu'à Ewan Mc Gregor ; surtout lorsque la personne à l'origine du coup en vaut le battement de coeur...

A vos écran, à la découverte d'un Danny Boyle impressionnant, qui a bien plus d'un tour derrière sa caméra.