"Ce que le spectateur veut, c'est être derrière un trou de serrure et assister à une intimité." François Cluzet

Blanc comme neige

Christophe Blanc
 
 
François Cluzet, Jonathan Zaccaï et Christophe Blanc sont venu parler du film Blanc Comme Neige suit à l'avant première de ce dernier.
 
UGC Cinté Cité (à Lyon). Installation dans leur plus grande salle, qui était blindée. Mauvaise organisation qui a fait que certains spectateurs ont du s’asseoir sur les marches, et d'autres personnes ayant même réservés se sont fait renvoyer de l'accueil.  
 
Etait-ce pour le film en lui-même ou pour Cluzet, telle est la question. Le fait est que la salle avait l'air satisfaite à la fin de la projection. 
 
Le scénario était bien construit, le montage réussit à mon goût, et le choix des acteurs réellement bien établit. Des voix off en début et fin de long métrage ne sont pas de trop, et la bande son n'est pas saturée et donc non inutile. Bravo à Christophe Blanc. 
Ce film témoigne de la déchéance d'un mec qui a pourtant tout pour lui. Pourquoi cette descente aux enfers ? Lui même ne le sait pas. Les idées qu'il a pour s'en sortir ne sont pas meilleures les unes des autres. Cluzet l'a dit : on attend le moment où le personnage de Maxime trouvera LA solution qui réglera tout ; quand celle-ci arrivera-t-elle ?
Je vous laisse allez découvrir ce film posé, calme dans les actions, mais d'une tension extrême par le jeu des comédiens mais aussi par l’enchaînement d'évènements relativement imprévisibles. Même la fin, visible en partie lors de la première scène du film et annoncée par la voix off de Maxime, est finalement une surprise. 
On perd tous quelque chose lorsqu'on subit des épreuves inattendues ; surtout lorsque l'on n'a directement rien fait pour en arriver là.

Les commentaires des acteurs et du réalisateur à la fin de la séance étaient vraiment bien. Je remercie en cela le fait que toutes ces personnes du cinéma (les trois venus hier soir, mais aussi toutes celles qui acceptent de se déplacer) viennent pour nous, spectateurs, lors de la projection de leurs œuvres. 
Etre acteur, c'est entre autre le fait de s'extérioriser de son propre corps. Le corps joue et l'esprit s'abandonne au rôle à interpréter. 
A peu près 60 personnes sur le tournage d'un film pour éviter tout le malencontreux probable. 
C'est plus facile pour Jonathan Zaccaï de jouer un perturbé de 14 ans d'âge mental qu'un adulte ! (C'est de la rigolade !)  
Le tournage dure une soixantaine de jours (pour ce film) sur une durée totale de 9 mois (entre la préparation, le tournage, le montage...). 
Travailler avec des acteurs n'est pas aussi difficile qu'avant, il peut y avoir vachement de complicité entre les deux. Etre à la réalisation ne doit pas dire se faire marcher sur les pieds par ses comédiens. Mais ceux ci peuvent s'impliquer plus que pour le jeu de leur propre rôle. 
Et jouer dans le neige, c'est pas facile, surtout courir ou tomber la tête la première dedans ! (Cf. Cluzet et Zaccaï). 
 
 
Sur ces quelques idées retranscrites et à mon avis sur le film, je vous laisse attendre le 17 mars pour aller le découvrir dans les salles ;-)