"Le chaos est rempli d’espoir parce qu’il annonce une renaissance." Coline Serreau

Bellflower 

Evan Glodell, Mars 2012


Bellflower c'est la folie dans un monde pré apocalyptique.

Sa sortie est pour aujourd'hui en France. Mais depuis sa présentation au Festival de Sundance, le film fait parler de lui et de son budget de 13 000 euros pour ce projet réalisé entre potes. On s'attend à tord à de la violence et du sexe à tout va, mais les plans qui en rendent compte ne sont pas si crus que ça. C'est avec sensualité qu'Evan Glodell nous montre la jeunesse californienne de deux potes à l'imagination aussi débordante que leur détermination est constructive. Là, une nenette entre leur vie, et nous avons un mélange de romance et road movie.

Des caractérisations abouties et qui fonctionnent très bien. Et bien sûr, le jeu d'acteur marche à merveille. Des couleurs vives et un contraste certain pour un univers sombre. Un rythme maintenu du début à la fin, avec une progression fascinante du récit.

C'est l'histoire d'une voiture.
L'histoire d'un gang.
De Lord Humungus.
Mother Medusa est là, libre, magnifique.

(Pour information, remarque du réal sur le nom de "Médusa" : "Il s’est trouvé, en y repensant après le tournage, qu’il convenait encore mieux que je ne l’avais pensé : Méduse était une jeune fille belle et virginale qui osa séduire Poséidon. Pour la punir, les dieux lui prirent sa beauté ; il ne fallait pas la regarder sous peine d’être pétrifié. D’un objet de désir, elle est devenue l’expression de la menace, ce qui donne un sens inattendu et intéressant au film."

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Premier long-métrage pour Evan Glodell qui est également scénariste, producteur, monteur et acteur du film. Une grande première on peut dire. Vous rêvez d'une fin de monde à conquérir ? Vous être intrigué par la fragilité d'un coeur d'ado ? Jusqu'où peut-on aller par fascination, par mélancholie ou vengeance ?

Laissez vous tenter, faîtes un détour par Bellflower avenue.