“Impossible de séparer vitalité et mortalité... à moins de vouloir créer de toutes pièces une génération de morts-vivants, de zombies, qui seraient aux sociétés futures ce que l'esclave était aux sociétés du passé.” Paul Virillio

The girl with all the gifts

Colm McMarthy


Wouaw. Alors comment dire. Je ne savais juste pas du tout à quoi m'attendre. Le titre avait l'air chouette. A l'achat du ticket j'ai vu « 15A ». Ok, un film interdit aux jeunes, surement mon genre. Cool !

Début du film sur une nana dans une cellule, des militaires arrivent, lui attachent les pieds, les mains et la tête sur un fauteuil roulant. Direction une salle de classe, avec d'autres jeunes dans le même cas. Puis retour dans la cellule. Nuit. Nourriture au petit déjeuner : des vers, vivants.
Ok. Retour en classe avec le même processus.
Lors d'un contact physique entre l'enseignante et la jeune que l'on suit, un militaire entre, furax. C'est interdit. Ok. Là, il fait la démo du pourquoi en s'approchant d'un gamin, crachant sur son propre bras, et lui mettant sous le nez. Respirations, craquements d'os, hystérie. Il se transforme en fou, affamé, inhumain.

Eh oui, un film de zombie ! Un film sur une nouvelle espère de cannibales mutants : des walkings dead alive et doués de raisons ! Enfin, ceux-là en tous cas.


Je ne vous spoile pas le film, ou le livre. Car oui, c'est une adaptation. Apparemment le bouquin est bon, si vous voulez faire votre séance de lecture avant d'aller à la séance…

Oui parce que malgré l'introduction de mon article, le film était chouette. Brutal, esthétique, simple, qui fonctionne. La fin est chelou mais imprévisible (en tous cas pour moi qui ai vu le film en VO sans sous titre et donc avec des dialogues pas complètement compris). Le prologue donne envie de lire l'oeuvre originale car des problèmes logiques peuvent se poser (oui, en prenant en considération que des personnes portant un virus *zombie* puissent donner naissance à des zombies pouvant être doter de raisons et peut-être contrôler leurs pulsions…). Juste, j'imagine que la fin de l'histoire écrite est davantage détaillée qu'une minute de vidéo.


(P.S. : oui, j'adore faire des apartés dans mes articles!)