“Informatique : Alliance d’une science inexacte et d’une activité humaine faillible.” Luc Fayard

Nerve

Ariel Schulman, Henry Joost


Nerve, ou la dénonce d'un génération avide de virtuel et de violence.
Nerve, ou le film d'action pour adolescents.

Ouais, bon, j'ai deux films en attente d'article, deux films plutôt bons, mais non, je vais parler de Nerve. Peut-être que c'est plus facile d'écrire sur un film "normal", sans rien de trop particulier, juste un film de passage.

Ouais, parce qu'à la lecture du synopsis, c'est assez tentant.
En effet, des jeunes qui se lancent des défis, entre le cap ou pas cap et le action ou vérité.  A réaliser via un jeu en ligne, dont les internautes sont les maîtres. Là, les actions sont basées sur tes vérités, celles disponibles en ligne. Car pour t'inscrire, tu ouvres ta vie entière aux fous d'informatique et de web, qui ont juste accès à... tout. Vie privée, vie publique ; compte en banque, famille, amis, craintes, envies, passions. Les défis sont de plus en plus complexes, mais te font gagner du fric, et des watchers. Le but est d'être premier, et bien sur de réussir tes défis. Tu perds ou abandonnes et c'est fini pour toi. Particularité du jeu, c'est les gens connectés à la plateforme qui le font fonctionner.

Bref, on arrive dans la vie d'une jeune ultra timide, avec son amie ultra excentrique. L'amie joue bien sûr, et s'amuse à provoquer les réticences de l'autre qui, pour prouver qu'elle en a dans la culotte, s'inscris pour participer. Here we go.
On apprend, des ouï-dires, que le jeu a existé dans une autre ville, et a fait un mort. Ok. Bon. C'est le rique à prendre pour gagner quelques milliers de dollars, non ? Non ? Faut croire que si.

Ca a l'air cool, pas vrai ? Et bah oui, l'idée du film est pas mal. Même si c'est du déjà vu, on peut se dire que ça va être trop chouette. Finalement, on passe une bonne séance. Mais y a un mais. Clairement un film pour ado, dont l'idée aurait pu être davantage travaillée, et dont le film plus abouti. Amour, amitié, famille. Addiction aux jeux et à l'adrénaline d'un virée en moto à 100km les yeux bandés. C'est qu'un jeu, après tout. Là aussi ça aurait pu aller plus loin. La question de la limite entr virtualité et réalité, n'est pas assez travaillée. Mis à part le défi final, flagrant sur la dure réalité que cette frontière faiblie avec l'évolution technologique (voire se brise, dans le film en tous cas), le reste ne  le met pas assez en avant. C'est juste rigolo et distrayant quoi. En tous cas pour les non-joueurs - les watchers quoi.

Ouais, donc séance sympa mais loin d'être le film du siècle, ni même de l'année. A vous de voir, si vous avez un peu de temps à passer dans une salle, par curiosité, par envie de prolonger le scénario dans votre tête, d'accentuer les enjeux et les risques dans votre imagination.

To the next.