“La volonté ne consent au mal que par crainte de tomber dans un mal plus grand. ” Dante

Inferno

Ron Howard


Première erreur : site un peu naze pour le cinéma de Letterkenny, et problème sur la séance. J'étais partie pour un film qui ne sortait que la semaine suivante ; à la place, je me suis tapée Inferno. Da Vinci Code, Anges et Démons, puis Inferno. Vu que le premier de la trilogie. Ouais, voilà quoi. Là, cause d'un problème d'horaire, jallais me taper le troisième volet. Pour me rassurer : Julie, y a Tom Hans quand même ; Julie, c'était ça ou Bridget Jones' Baby, t'allais pas payer pour ce film quand même !
T'entres dans la salle, t'as 20 minutes d'avance, t'écris ces quelques lignes puis tu manges ton sandwich avant la séance, regardant les gens arriver, les mains pleines de coca + pop corn big size. Tu pleures intérieuresement. Toute cette bouffe, quelques gens attendent patiemment, réservant leur mix goinfre attitude + film familial (apparemment). Beaucoup de gens, tous buveurs ou mangeurs, c'est impressionnant. J'ose pas imaginer le fric que doit se faire le cinéma.
Berf, pubs lancées, personne à mes côtés ni devant moi, cool. Oups, parlons pas trop vite, deux pop-corn s'installent à ma gauche. Damned. Ouf, ils ont l'air de savoir manger discrètement. Place au film.


Ron Howard à la direction, cité avant même le début du film. Ouais, ce gars a fait je ne sais pas combien de films en tant que réalisateur, la plupart films à budget, la plupart tape-à-l'oeil, grand public, et tout. Comme les deux premiers volets de cette trilogie.

Hans Zimmer à la musique. Ah ok. Cool. Tranquillement cool. De manière générale c'est bon, mais c'est du grandiloquent comme musique (oui oui, musique grandiloquente, vous voyez pas le genre ?).

Tom Hanks of course, et Omar Sy, oui oui. Bah quoi, c'est pas qu'un clown. C'est pas qu'un jeune marrant au coeur tendre non plus. Merci Intouchables quand même !

Bon, c'est carrément un film dans la lignée du Da Vinci Code. Une énigme auour d'éléments historiques, références artistiques et connaissances élargies avec on ne sait pas pourquoi des gènes de super-héro invincible sortis d'on-ne-sait-où.
Un gars a créé un virus pour tuer l'Homme et sauver l'humanité. Les logiques paradoxales. Dante et son enfer pour modèle et idolâtrie. On est parti de Boston pour un passage en Italie puis, suite à de nombreux décryptages, à Istanbul. Tout ça pour éviter au virus de se répandre.

Quelques rebondissements, attendus ou du moins prévisibles. Beaucoup d'actions inévitables et clairement attendues.
Bien sûr une happy end, je ne pense spoiler personne ici. L'histoire a tout de même le culot d'aller jusqu'au bout. Jusqu'au dernier moment on est susceptible de douter de cette fin sauvant le monde d'une pandémie. Je ré-entends la nénette au pop corn à ma gauche "Jesus..." quand on est à deux doigts de perdre tout espoirt d'éviter la catastrophe.

Ouais, Hans Zimmer est fidèle à lui même avec de belles et puissantes musiques instrumentales à suspens. Bien sûr, sons qui vont parfaitement à ce type de film.
Côté cadre ma foi, respectant ce qu'on attend dans ce genre de situation. J'ai bien aimé les flashs et cut rapides dûs au trauma et/ou autres trucs non spoilable. Rien d'extraordinaire non plus ceci dit.
Acteurs : ben Hanks a pris un petit coup de vieux, mais je l'aime toujours autant malgré ce film qui le met pas tant en valeur. Omar Sy est étrange dans ce rôle de gradé de l'Etat (français j'imagine) pour la protection de l'humanité of course. Dans l'ensemble c'est bien joué.
Bémol évident sur les dialogues parfois gnagnan ; mais ça, c'était à prévoir, c'était le risque. Des dialogues dans un film qui se veut d'action, c'est jamais trop bien !


Vous l'aurez compris, si je ne m'étais trompée, j'y serai pas allée. Je savais pourquoi, et je le confirme ici. Ma foi, c'était pas si pire.

[Allez, c'est parti pour la seconde séance : The Girl On The Train. En espérant du bon.]