“L'amitié disparaît où l'égalité cesse.” Abbé Aubert

Trainspotting 2

Danny Boyle

 

Choose life. Choose a job. Choose a career. Choose a family. Choose a fucking big television. Choose washing machines, cars, compact disc players, and electrical tin can openers. Choose good health, low cholesterol and dental insurance. Choose fixed-interest mortgage repayments. Choose a starter home. Choose your friends. Choose leisure wear and matching luggage. Choose a three piece suite on hire purchase in a range of fucking fabrics. Choose DIY and wondering who the fuck you are on a Sunday morning. Choose sitting on that couch watching mind-numbing spirit-crushing game shows, stuffing fucking junk food into your mouth. Choose rotting away at the end of it all, pishing your last in a miserable home, nothing more than an embarrassment to the selfish, fucked-up brats you have spawned to replace yourself. Choose your future. Choose life . . . But why would I want to do a thing like that ? I chose not to choose life: I chose something else. And the reasons ? There are no reasons. Who needs reasons when you’ve got ... ?

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Pour ceux qui n'ont pas réussi à achever le premier, ils n'ont rien à voir côté genre : on ne retrouve pas toute la violence qui nous collait à la peau jusqu'après le générique. Ce deuxième film est soft pour cet aspect. 
Bien que je n'ai pas eu l'occasion de revoir le 1 (j'aurais bien aimé), je me suis retrouvée au cinoche pour le second volet de Trainspotting il y a une semaine.

Par contre, les acteurs sont les mêmes, l'histoire continue : le retour du 'traître' en Ecosse, qui rend les parts volées à deux de ses (ex) potes. Bien sûr ça tourne au vinaigre. Bien sur des petits riens s'enlisent et créent des répercussions énormes. Bien sûr ça traite de drogues (un peu), de cul (un peu), de nostalgie, de trahison et d'amitié.

Une nouvelles versions du Choose Life dans ce film, on trouve un extrait dans le trailer :
"Choose life. Choose Facebook, Twitter, Instagram and hope that someone, somewhere cares. Choose watching history repeat itself. Choose your future. Choose reality TV, clut shaming, revenge porn. Choose a zero hour contract, a two hour journey to work, and choose the same for your kids, only worse, and smother the pain with en unknown dose of an unknown drug made in somebody's kitchen, and then... take a deep breath. You're an addict, so be addicted, juste be addicted to something else. Choose the ones you love, choose your future, choose life."
Ce Choose Life est différent, parce qu'en 20 ans, les tentatives de chacun pour avoir une vie 'normale', une famille et des gosses, perdre son addiction ou encore tenter de sortir de prison, tout ça à modifier les décisions et utopies des jeunes qu'on avait connu dans le 1er.

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Finalement ce film, c'est un peu le miroir de notre vie. Des conneries et choix réalisés à l'adolescence, on vit les résultats 20 ans plus tard ; premier bilan étape de notre vie. Il nous montre aussi qu'il n'est jamais trop tard pour essayer de se rattraper, qu'il n'est jamais trop tard pour changer (si on le souhaite), jamais trop tard pour perpétuer des erreurs non plus, surtout jamais trop tard pour faire ce qu'on veut et/ou vaut.
 

Enfin BREF ! 

Oui, j'ai bien aimé le film. J'ai passé un chouette moment. Les acteurs sont toujours aussi bon, les personnages autant tripant, l'image et le son aussi captivants !
Malgré une appréhension des seconds volets pouvant être l'objet de flash back, surtout 20 ans plus tard, je n'ai pas été déçue sur ce point là non plus. Certes, les personnages parlent ou écrivent sur leur passé. Certes on a droit à quelques images d'archives. La maîtrise de ces apparitions n'est pas mauvaise à mon goût. Les piqures de rappel de certains passages du premier, faisant partie intégrante du second, sont très joliement placés aussi.


J'ai apprécié de nombreux film de Danny Boyle, pour bien différentes raisons. Il signe ce second volet avec délicatesse, justesse et rigueur. Merci !